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Aphorisme et haïku

Aphorisme et haïku

Le milan[1] huit[2] Mars
Jamais au rendez-vous,
Printemps des femmes.
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*

« J’ai rêvé d’un monde sans écriture et j’ai perdu la mémoire »

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Une main sur le coup
L’autre posée au bas ventre,
Le violoncelle vibre.
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« Du haut de ce cœur j’ai plongé, je flotte encore en l’attente de m’écraser un jour ! »
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Au port de l’adieu,
Les vagues remuent les navires,
Je tangue par ses larmes.
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« Si l’homme ne savait pas ce que fermer les yeux, il ne saura jamais savourer la vie. »

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Un bouquet de fleurs
Un jeune homme passe,
L’amour juste en face.

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« La vieillesse n’est que le résultat d’avoir rater le rendez-vous de la mort. »

©Med AAZEROU
Mars 2015



[1] Oiseau rapace d'Europe.
[2] Huir : Crier en parlant de certains oiseaux comme les faucons crécerelles et crécerellettes ou le milan

Commentaires

  1. UN grand bravo à toi SIMO car je ne serai faire comme toi*gros bisous

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    1. Un grand merci à toi France pour ce beau commentaire.

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  2. Bonjour Simo !
    J'aime beaucoup le dernier haïku, très romantique !
    Je ne suis pas très douée pour les Haîku, je préfère écrire mes petits poèmes à moi même si les rimes et les vers sont bancales. Sur mon autre blog.
    A bientôt !

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    Réponses
    1. Merci Claude, j'adore aussi les poèmes à rimes.
      merci encore pour le commentaire

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  3. Passe une belle journée SIMO avec ton beau soleil bisous

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  4. J'aime beaucoup tes haïkus et ta dernière phrase est bien vrai.Bravo.

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  5. C'est super ca!
    Bon week end!
    Photographe Gil Zetbase
    http://www.gilzetbase.com/

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    Réponses
    1. Merci pour la publicité loooooooooooll c'est pas grave.

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  6. Avec de la pluie je viens te souhaiter une belle journée SIMO bisous

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  7. un main sur le cou, pas le coup...........

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Murmures

Je dis murmures, et ton absence se mélange avec mes syllabes.

Je dis absence, et le temps s’écoule lentement sur le nocturlabe.

Je dis lune, et l’obscurité de ce manque raconte notre histoire.

Je dis passé, et le fardeau du temps entrave les pas de l’espoir.

Je dis présent, et le passé se balade souvent dans mes rêves.

Je dis réalité, et les songes sont l’unique issue vers la trêve.

Je dis refuge, et je pense à ces moments passés sous la lune.

Je dis pensée, et ton souvenir éveille ces éternelles rancunes.

Je dis bruit et ces murmures se mêlent au silence nocturne.


Med A.
Mars 2016

Midelt, avis de recherche!

J’ai besoin d’elle. Ça me rassure de savoir qu’elle est là, elle veille sur moi comme un ange gardien. Je n’envisage pas la vie sans elle. J’éprouve pour elle une inondation de passion. Jamais je n’ai imaginé me trouver dans cet état d’âme qu’on nomme, la nostalgie. Je me suis enfui et elle s’est enfuie en me laissant une légère brise de décembre. Je cherche son froid glacial et sa fraîcheur estivale. Je cherche cette sensation étrange que je ressens en la contemplant chaque matin de ma fenêtre. Je passe des nuits à rêver de cette musique que son vent me jouait en grattant les fils électriques. Je suis le seul à comprendre les mots qu’elle me chantait avec le grincement des fenêtres. Je vis dans l’espérance de me promener, à nouveau, avec elle et en elle dans ses sentiers, ses jardins, ses champs et ses ruisseaux. Je la retrouve de temps en temps, c’est vrai qu’elle est toujours magnifique malgré quelques interventions chirurgicales, mais elle n’est plus la même. D’ailleurs comme tout…

Une vie qui s’achève

Une brise trousse les cheveux de l’été, elle l’oblige à préparer ses bagages,
un reste de soleil s'appesantit, tandis que le ciel nous livre son dernier orage,
les baigneurs, à pas lourds, se précipitent comme les rescapés d’un naufrage,
et le bateau des amours estivaux prend le large vers de nouveaux rivages.
Le sable fait ses adieux aux parasols qui abritaient les chairs morbidesses,
les feuilles arrivent à maturité, roussissent et plongent dans une légère ivresse,
les écoliers reprennent le chemin de l’école avec enthousiasme et allégresse,
la toquade s’achève dès la fin de l’été, à présent on cède la plage à la sagesse.
Dans les bois couleur de sable, au long des sentiers mal dessinés et monotones, 
j’apprécie le spectacle d’une feuille folle qui nargue, tangue et bourdonne,
elle se sacrifie pour former un beau tapis roux, pauvre victime d’automne !
Des vies qui s’achèvent, des centaines d’âmes aux pieds des arbres rayonnent.

Med.A Septembre 2015