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Articles

Affichage des articles du 2015

Une vie qui s’achève

Une brise trousse les cheveux de l’été, elle l’oblige à préparer ses bagages,
un reste de soleil s'appesantit, tandis que le ciel nous livre son dernier orage,
les baigneurs, à pas lourds, se précipitent comme les rescapés d’un naufrage,
et le bateau des amours estivaux prend le large vers de nouveaux rivages.
Le sable fait ses adieux aux parasols qui abritaient les chairs morbidesses,
les feuilles arrivent à maturité, roussissent et plongent dans une légère ivresse,
les écoliers reprennent le chemin de l’école avec enthousiasme et allégresse,
la toquade s’achève dès la fin de l’été, à présent on cède la plage à la sagesse.
Dans les bois couleur de sable, au long des sentiers mal dessinés et monotones, 
j’apprécie le spectacle d’une feuille folle qui nargue, tangue et bourdonne,
elle se sacrifie pour former un beau tapis roux, pauvre victime d’automne !
Des vies qui s’achèvent, des centaines d’âmes aux pieds des arbres rayonnent.

Med.A Septembre 2015

A bord d’un tap-tap

A bord d’un tap-tap Ma plume vigousse parcourt le quartier, savoure une ristrette du dépanneur côtier, hèle sur le papier, court et prend  pause pour inspirer sa poudrerie de la vie rose. Elle scrute les gens chafouins et champanés. Si un jour l’auteur la force de témoigner ! La lumerotte du savoir drache ses contes, ses poèmes fadas que point n’enchantent.
Med A
Aout 2015

Midelt, avis de recherche!

J’ai besoin d’elle. Ça me rassure de savoir qu’elle est là, elle veille sur moi comme un ange gardien. Je n’envisage pas la vie sans elle. J’éprouve pour elle une inondation de passion. Jamais je n’ai imaginé me trouver dans cet état d’âme qu’on nomme, la nostalgie. Je me suis enfui et elle s’est enfuie en me laissant une légère brise de décembre. Je cherche son froid glacial et sa fraîcheur estivale. Je cherche cette sensation étrange que je ressens en la contemplant chaque matin de ma fenêtre. Je passe des nuits à rêver de cette musique que son vent me jouait en grattant les fils électriques. Je suis le seul à comprendre les mots qu’elle me chantait avec le grincement des fenêtres. Je vis dans l’espérance de me promener, à nouveau, avec elle et en elle dans ses sentiers, ses jardins, ses champs et ses ruisseaux. Je la retrouve de temps en temps, c’est vrai qu’elle est toujours magnifique malgré quelques interventions chirurgicales, mais elle n’est plus la même. D’ailleurs comme tout…

Encore un hiver de passé

Encore un hiver de passé
L’hiver fuit ; maintenant c’est le printemps, En ville, dans les bois, partout le beau temps. La semence accueille la saison prodige Et la fraîcheur de la rosée sur les tiges. Comme toujours aux pieds de ma fenêtre La pensée ailleurs, l’air effleure mon être, J’écoute les bruits de la ville, Les sons du désordre hostile. Le front collé à la vitre, J’admire le beau chapitre Des femmes qui passent jambes nues Embellis, des fleurs bien entretenues, Dans les jardins et sur des voies couvertes De plaisir, d’amour couleur d’herbe verte. L’air chasse mes rêves pour ne laisser Que le printemps et un hiver de passé.

Med AAZEROUAvril 2015

Aphorisme et haïku

Aphorisme et haïkuLe milan[1] huit[2] Mars Jamais au rendez-vous, Printemps des femmes. **** *
« J’ai rêvé d’un monde sans écriture et j’ai perdu la mémoire »
**** *
Une main sur le coup L’autre posée au bas ventre, Le violoncelle vibre. **** *
« Du haut de ce cœur j’ai plongé, je flotte encore en l’attente de m’écraser un jour ! » **** *
Au port de l’adieu, Les vagues remuent les navires, Je tangue par ses larmes. **** * « Si l’homme ne savait pas ce que fermer les yeux, il ne saura jamais savourer la vie. »
**** * Un bouquet de fleurs Un jeune homme passe, L’amour juste en face.
**** *
« La vieillesse n’est que le résultat d’avoir rater le rendez-vous de la mort. »
©Med AAZEROU Mars 2015

[1] Oiseau rapace d'Europe. [2]Huir : Crier en parlant de certains oiseaux comme les faucons crécerelles et crécerellettes ou le milan

Encore en retard !

Hier soir, Sara est rentrée de la kermesse à minuit. Elle se réveille un peu tard ce matin ; elle se presse comme un inuit canadien qui éviterait de geler. Elle s’habille à la hâte, un peu kitsch. Sans prendre le temps de savourer son petit déjeuner, ouvre la porte et s’élance dans la rue. Un cycliste arrive juste quand elle sort, elle évite le choc de justesse. Elle l’a échappé belle. C’est normal, avec cet amalgame de charme pénétrant et d’yeux bleus fichés dans un teint de porcelaine, Sara trouble son entourage, mais elle a toujours fait profil bas.

     Au travail, la jeune femme se heurte aux brimades de sa directrice qui la cible sans cesse. S’elle est en retard encore, sans doute, elle sera virée. La pauvre n’a pas de chance. Elle ne sait pas ce qu’elle veut, une vie où elle a tout ou une vie où elle n’a rien. Une vie pour cueillir des bouquets de lilas sauvages ou une vie où il n’est jamais trop tard. Elle fait de son mieux, mais le temps et ses horloges sont contre elle, il…

La clé rouillée

Il m’arrive parfois d’avoir pitié Du prisonnier de la cage thoracique Sous le mont chocolaté cardiotonique De la plus belle fille du quartier.
Éveillé par la sonnette de charme Je recherche la clé de ce corps, Verrouillant ce cœur usé à tort, Peint d’une couleur mauve parme,
J’aimerai y graver mon patronyme Sur la stèle, en caractère florissant, De cet organe fragile et languissant Blessé par tant d’amants anonymes.
Je prends la clé de ce cœur docile, Rouillée par le chagrin de l’adieu, Il continue son spectacle radieux   Comme une crevette fine et gracile.
©Med AA
janvier 2015                                          

Amis du blog

Il est grand temps de rédiger mes vœux pour l’arrivée de la nouvelle année !

Mais cette fois, pour changer du bon vieux « bonne année, 
bonne santé », il va falloir innover. Je vous ai écrit ce petit poème qui contient vos prénoms, il vous suffit un click pour atteindre vos blogs. Bonne et heureuse année à vos tous et à ceux que je n’ai pas cité.


Moi et mon amie France

Sur la même interférence.

Flo, Claude et Nanou

Sont amis comme nous.

Elisa et Solange

On est tous des anges,

On dépasse les frontières,

Chacun à sa manière.

On se comporte sans défaut

Et toujours comme il faut.

Sur chaque prénom un click

Pour un voyage exotique.