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Encore un hiver de passé



Encore un hiver de passé

L’hiver fuit ; maintenant c’est le printemps,
En ville, dans les bois, partout le beau temps.
La semence accueille la saison prodige
Et la fraîcheur de la rosée sur les tiges.
Comme toujours aux pieds de ma fenêtre
La pensée ailleurs, l’air effleure mon être,
J’écoute les bruits de la ville,
Les sons du désordre hostile.
Le front collé à la vitre,
J’admire le beau chapitre
Des femmes qui passent jambes nues
Embellis, des fleurs bien entretenues,
Dans les jardins et sur des voies couvertes
De plaisir, d’amour couleur d’herbe verte.
L’air chasse mes rêves pour ne laisser
Que le printemps et un hiver de passé.


Med AAZEROU
 Avril 2015

Commentaires

  1. SImo je viens te dire bonjour je repasse dans la journée gros bisous

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  2. Ton printemps est bien joli! J'aime.

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  3. SIMO bonjour de belles lignes et oublions l'hiver et pensons aux beaux jours et aux petites tenues rire gros bisous

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  4. Bonjour Simo.
    Très beau poème dis moi.
    C'est pas facile de te suivre, je suis obligée d'aller chercher dans tes archives de blog.
    A bientôt !

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    Réponses
    1. Salut Claude merci pour le, je n'ai aucune explication, je crois que je suis moins présent sur Blogger. merci pour le passage.

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  5. passe une belle journée SIMO IL FAIT trés chaud chez moi bisou

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    Réponses
    1. Merci France, c'est la saison de chaleur ici aussi.Merci

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Murmures

Je dis murmures, et ton absence se mélange avec mes syllabes.

Je dis absence, et le temps s’écoule lentement sur le nocturlabe.

Je dis lune, et l’obscurité de ce manque raconte notre histoire.

Je dis passé, et le fardeau du temps entrave les pas de l’espoir.

Je dis présent, et le passé se balade souvent dans mes rêves.

Je dis réalité, et les songes sont l’unique issue vers la trêve.

Je dis refuge, et je pense à ces moments passés sous la lune.

Je dis pensée, et ton souvenir éveille ces éternelles rancunes.

Je dis bruit et ces murmures se mêlent au silence nocturne.


Med A.
Mars 2016

Midelt, avis de recherche!

J’ai besoin d’elle. Ça me rassure de savoir qu’elle est là, elle veille sur moi comme un ange gardien. Je n’envisage pas la vie sans elle. J’éprouve pour elle une inondation de passion. Jamais je n’ai imaginé me trouver dans cet état d’âme qu’on nomme, la nostalgie. Je me suis enfui et elle s’est enfuie en me laissant une légère brise de décembre. Je cherche son froid glacial et sa fraîcheur estivale. Je cherche cette sensation étrange que je ressens en la contemplant chaque matin de ma fenêtre. Je passe des nuits à rêver de cette musique que son vent me jouait en grattant les fils électriques. Je suis le seul à comprendre les mots qu’elle me chantait avec le grincement des fenêtres. Je vis dans l’espérance de me promener, à nouveau, avec elle et en elle dans ses sentiers, ses jardins, ses champs et ses ruisseaux. Je la retrouve de temps en temps, c’est vrai qu’elle est toujours magnifique malgré quelques interventions chirurgicales, mais elle n’est plus la même. D’ailleurs comme tout…

Une vie qui s’achève

Une brise trousse les cheveux de l’été, elle l’oblige à préparer ses bagages,
un reste de soleil s'appesantit, tandis que le ciel nous livre son dernier orage,
les baigneurs, à pas lourds, se précipitent comme les rescapés d’un naufrage,
et le bateau des amours estivaux prend le large vers de nouveaux rivages.
Le sable fait ses adieux aux parasols qui abritaient les chairs morbidesses,
les feuilles arrivent à maturité, roussissent et plongent dans une légère ivresse,
les écoliers reprennent le chemin de l’école avec enthousiasme et allégresse,
la toquade s’achève dès la fin de l’été, à présent on cède la plage à la sagesse.
Dans les bois couleur de sable, au long des sentiers mal dessinés et monotones, 
j’apprécie le spectacle d’une feuille folle qui nargue, tangue et bourdonne,
elle se sacrifie pour former un beau tapis roux, pauvre victime d’automne !
Des vies qui s’achèvent, des centaines d’âmes aux pieds des arbres rayonnent.

Med.A Septembre 2015