Accéder au contenu principal

Avatar, j'en redemande... et vous ?

Avatar, le nom est mis sur la table. Cela faisait longtemps qu’un film n’avait pas autant déchainé les passions en bien ou en mal. Il y a ceux qui aiment, ceux qui détestent, ceux qui pissent contre le vent histoire de se prouver qu’ils ne sont pas des moutons.
« Non mais tu comprends la 3d d’avatar, elle apporte rien », « la meilleure chose dans Avatar c’est la 3d de la pub haribo avant le film… » et ainsi de suite, je vous épargne la longue litanie des possibles excuses que les gens sortent pour crier haut et fort que oui Avatar c’est un peu comme les chtis, c’est vachement surévalué par rapport au score en salle. Perso, est-ce que je suis dans le camp des casseurs de rêves, l’archétype parfait de l’aigri qui contredit pour entamer le débat ? Non pas du tout, en fait Avatar j’adore, et pire que tout j’assume complètement le fait de penser que c’est un sacré bon film et un sacré « grand » film.
Alors oui, j’en vois déjà venir avec l’argument Pochaontas, Danse avec les loups…oui sur le fond Avatar n’invente rien. Je ne pense pas que Cameron de mémoire est dit une seule fois avoir eu l’intention de révolutionner la dramaturgie avec ce film. Non son intention est autre, elle a toujours été à un niveau bien plus grand que celle de créer une simple histoire. Un peu comme un demi-dieu dans Populous, Cameron lui veut créer un nouveau monde. Pas un truc du genre carte postale, d’un bora bora intergalactique, non loin de là. Lui ce qu’il désire mettre en place c’est un monde dangereux, imprévisible, tout droit sortie d’un roman sf des années 50. C’est un gamin rêveur et éternel insatisfait face aux limitations de la technologie que l’on retrouve dans la peau de ce cinéaste fou. Cameron c’est tout simplement l’équivalent d’un Cecile B de Mille 2.0. Un type que le commun des mortels va prendre pour un fou. Un type au final pas si loin de l’enfant que l’on a tous été. La différence entre lui et nous est juste simple, il n’a pas mis ses rêves de côté. Résultat des courses, après des débuts difficiles, des films fait avec des bouts de ficelles devenues des classiques, le voici à la tête d’un film en passe de faire tout simplement plus d’argent que Titanic au box office…

Oui il y a encore quelques années, Titanic semblait intouchable, le film que personne ne pourrait mettre a terre. Un challenge pas évident pour le commun des mortes, mais en même temps typiquement le genre de challenge que Cameron adore. Quoi de mieux et plus stimulant que de se battre contre soi même. Une envie qui se recoupe avec celle du personnage principal du film, qui va devoir surmonter ses propres peurs pour aller de l’avant. Non au final, même avec la plus grande mauvaise foi possible, j’ai un mal fou a critiquer Avatar. Le film de Cameron pour moi marque premièrement une nouvelle étape dans la façon de mélanger effets spéciaux et histoire. L’un fonctionnant en symbiose avec son voisin, et non plus au détriment de ce dernier. Le film marque aussi une mini révolution dans le domaine des personnages de synthèses. Difficile de dire que Neytiri n’est pas humaine…c’est à la fois effrayant et fascinant. Effrayant, car on s’interroge sur un simple fait : Cameron a-t-il ouvert la boite de Pandore ? Fascinant sur un autre aspect par l’étendue des possibilités qui s’offrent aux cinéastes qui s’engageront dans la même voie que Cameron.

Je n’étais pas fan de la 3d a outrance, mais quand celle-ci est mise entre les mains d’un vrai réalisateur, avec une vraie vision, cela devient un moment tellement magique pour le cinéphile que je suis, qu’il m’est impossible de refuser le voyage. Avatar c’est cela au final, un voyage vers l’imaginaire. Un express vers nos rêves de gosses qui pour une fois en apparaissant à l’écran n’ont jamais été aussi réels. Avatar, j’en redemande et vous ?

Par Nicolas Ngonga (chandleyr).

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Murmures

Je dis murmures, et ton absence se mélange avec mes syllabes.

Je dis absence, et le temps s’écoule lentement sur le nocturlabe.

Je dis lune, et l’obscurité de ce manque raconte notre histoire.

Je dis passé, et le fardeau du temps entrave les pas de l’espoir.

Je dis présent, et le passé se balade souvent dans mes rêves.

Je dis réalité, et les songes sont l’unique issue vers la trêve.

Je dis refuge, et je pense à ces moments passés sous la lune.

Je dis pensée, et ton souvenir éveille ces éternelles rancunes.

Je dis bruit et ces murmures se mêlent au silence nocturne.


Med A.
Mars 2016

Midelt, avis de recherche!

J’ai besoin d’elle. Ça me rassure de savoir qu’elle est là, elle veille sur moi comme un ange gardien. Je n’envisage pas la vie sans elle. J’éprouve pour elle une inondation de passion. Jamais je n’ai imaginé me trouver dans cet état d’âme qu’on nomme, la nostalgie. Je me suis enfui et elle s’est enfuie en me laissant une légère brise de décembre. Je cherche son froid glacial et sa fraîcheur estivale. Je cherche cette sensation étrange que je ressens en la contemplant chaque matin de ma fenêtre. Je passe des nuits à rêver de cette musique que son vent me jouait en grattant les fils électriques. Je suis le seul à comprendre les mots qu’elle me chantait avec le grincement des fenêtres. Je vis dans l’espérance de me promener, à nouveau, avec elle et en elle dans ses sentiers, ses jardins, ses champs et ses ruisseaux. Je la retrouve de temps en temps, c’est vrai qu’elle est toujours magnifique malgré quelques interventions chirurgicales, mais elle n’est plus la même. D’ailleurs comme tout…

Une vie qui s’achève

Une brise trousse les cheveux de l’été, elle l’oblige à préparer ses bagages,
un reste de soleil s'appesantit, tandis que le ciel nous livre son dernier orage,
les baigneurs, à pas lourds, se précipitent comme les rescapés d’un naufrage,
et le bateau des amours estivaux prend le large vers de nouveaux rivages.
Le sable fait ses adieux aux parasols qui abritaient les chairs morbidesses,
les feuilles arrivent à maturité, roussissent et plongent dans une légère ivresse,
les écoliers reprennent le chemin de l’école avec enthousiasme et allégresse,
la toquade s’achève dès la fin de l’été, à présent on cède la plage à la sagesse.
Dans les bois couleur de sable, au long des sentiers mal dessinés et monotones, 
j’apprécie le spectacle d’une feuille folle qui nargue, tangue et bourdonne,
elle se sacrifie pour former un beau tapis roux, pauvre victime d’automne !
Des vies qui s’achèvent, des centaines d’âmes aux pieds des arbres rayonnent.

Med.A Septembre 2015