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Midelt*

MIDELT *   

Malgré la distance qui nous sépare et le destin qui nous éloigne,
Il m’arrive souvent de voir ton image se placer devant moi.
Dans mon cœur les battements montent en crescendo
En songeant te revoir et palper  à nouveau
Les pommes de tes reliefs infinis. Sans
Toi je ne suis qu’un étranger.
*Midelt : ville marocaine, c’est ma ville natale.
Copyright © Med AAZEROU  24/04/2014

Commentaires

  1. Ce sont des mots très touchants Simo, il est bien dur d'être séparé de nos racines...d'un lieu tant aimé.. Passes une belle journée Simo et merci de ta visite

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    1. Merci Nanou,passe une agréable journée.

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  2. SImo bonjour j'aime beaucoup tes lignes ainsi que cette photo
    qui me fait tourner en rond encore et encore pour ensuite essayer de retrouver ma direction
    bisou

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    1. Merci France pour le passage,bon weekend.Bisou

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  3. Je viens te dire bonjour et je file boire un petit café bisou SIMO

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  4. Très belle, très belle vue!

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  5. Difficile d'être éloigné de tout ce qu'on aime. Joli poème. Bonne journée.

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  6. je passe te dire bonsoir Simo, je suis contente de t'avoir retrouvé...je dois me faire à la présentation de ton blog qui a beaucoup évolué :-) bises

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    1. Merci Nanou c'est un grand plaisir pour moi de lire tes commentaire.Bises.

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  7. Un bel écrit pour certainement une belle ville.

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Midelt, avis de recherche!

J’ai besoin d’elle. Ça me rassure de savoir qu’elle est là, elle veille sur moi comme un ange gardien. Je n’envisage pas la vie sans elle. J’éprouve pour elle une inondation de passion. Jamais je n’ai imaginé me trouver dans cet état d’âme qu’on nomme, la nostalgie. Je me suis enfui et elle s’est enfuie en me laissant une légère brise de décembre. Je cherche son froid glacial et sa fraîcheur estivale. Je cherche cette sensation étrange que je ressens en la contemplant chaque matin de ma fenêtre. Je passe des nuits à rêver de cette musique que son vent me jouait en grattant les fils électriques. Je suis le seul à comprendre les mots qu’elle me chantait avec le grincement des fenêtres. Je vis dans l’espérance de me promener, à nouveau, avec elle et en elle dans ses sentiers, ses jardins, ses champs et ses ruisseaux. Je la retrouve de temps en temps, c’est vrai qu’elle est toujours magnifique malgré quelques interventions chirurgicales, mais elle n’est plus la même. D’ailleurs comme tout…

Murmures

Je dis murmures, et ton absence se mélange avec mes syllabes.

Je dis absence, et le temps s’écoule lentement sur le nocturlabe.

Je dis lune, et l’obscurité de ce manque raconte notre histoire.

Je dis passé, et le fardeau du temps entrave les pas de l’espoir.

Je dis présent, et le passé se balade souvent dans mes rêves.

Je dis réalité, et les songes sont l’unique issue vers la trêve.

Je dis refuge, et je pense à ces moments passés sous la lune.

Je dis pensée, et ton souvenir éveille ces éternelles rancunes.

Je dis bruit et ces murmures se mêlent au silence nocturne.


Med A.
Mars 2016

Une vie qui s’achève

Une brise trousse les cheveux de l’été, elle l’oblige à préparer ses bagages,
un reste de soleil s'appesantit, tandis que le ciel nous livre son dernier orage,
les baigneurs, à pas lourds, se précipitent comme les rescapés d’un naufrage,
et le bateau des amours estivaux prend le large vers de nouveaux rivages.
Le sable fait ses adieux aux parasols qui abritaient les chairs morbidesses,
les feuilles arrivent à maturité, roussissent et plongent dans une légère ivresse,
les écoliers reprennent le chemin de l’école avec enthousiasme et allégresse,
la toquade s’achève dès la fin de l’été, à présent on cède la plage à la sagesse.
Dans les bois couleur de sable, au long des sentiers mal dessinés et monotones, 
j’apprécie le spectacle d’une feuille folle qui nargue, tangue et bourdonne,
elle se sacrifie pour former un beau tapis roux, pauvre victime d’automne !
Des vies qui s’achèvent, des centaines d’âmes aux pieds des arbres rayonnent.

Med.A Septembre 2015