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Articles

Un beau coucher de 2016

Un beau coucher de 2016, photo prise par moi méme lors de ma promenade en famille à la plage de Rabat. Que le chemin de l’année 2017 soit parsemé d’éclats de joie, de pétales de plaisir, qu’il soit éclairé par l’étincelle de l’amour et la lueur de l’amitié. Bonne et heureuse année !

Murmures

Je dis murmures, et ton absence se mélange avec mes syllabes. Je dis absence, et le temps s’écoule lentement sur le nocturlabe. Je dis lune, et l’obscurité de ce manque raconte notre histoire. Je dis passé, et le fardeau du temps entrave les pas de l’espoir. Je dis présent, et le passé se balade souvent dans mes rêves. Je dis réalité, et les songes sont l’unique issue vers la trêve. Je dis refuge, et je pense à ces moments passés sous la lune. Je dis pensée, et ton souvenir éveille ces éternelles rancunes. Je dis bruit et ces murmures se mêlent au silence nocturne. Med A. Mars 2016

Poisson d’avril

A vril, que ton poisson soit sincère B oycotte le mensonge sur la terre, C ultive le germe de la paix D e l’égalité et du bienfait. E t toi nouvel an bissextile F ait moi changer de textile G rave la joie partout aux pays H istoire de faire rire ces foyers. I ls t’attendent les malheureux J our et nuit pour être heureux, K ilomètres par centaines de souffrance L es pauvres cherchent tous leur chance. M on souhait a un rythme alphabétique N , O , P … W , X jusqu’à ce y magique. Med A Janvier 2016

Artistes que nous sommes !

Artistes que nous sommes ! Je scrute ce tableau diapré à l’ envers, le safran embrasse l’azur de l’Univers. Je mets des lunettes pour voir autrement une vie pleine d’espoir, où l’obscurité de la nuit est dorée et les étoiles sombres non éclairés, la femme noire dans ce monde creux liée par ce cordon au placenta bleu, Et puis, ces égratignures enfantines, un peu de sang et l’hilarité incertaine. Sublime créativité au cœur de l’homme ! Rappelle les artistes que nous sommes. Med A. Janvier 2016 (inspiré par le tableau “l’or de l’azur” 1967  Fondation Joan Miro à Barcelone)

Une vie qui s’achève

Une brise trousse les cheveux de l’été, elle l’oblige à préparer ses bagages, un reste de soleil s'appesantit, tandis que le ciel nous livre son dernier orage, les baigneurs, à pas lourds, se précipitent comme les rescapés d’un naufrage, et le bateau des amours estivaux prend le large vers de nouveaux rivages. Le sable fait ses adieux aux parasols qui abritaient les chairs morbidesses, les feuilles arrivent à maturité, roussissent et plongent dans une légère ivresse, les écoliers reprennent le chemin de l’école avec enthousiasme et allégresse, la toquade s’achève dès la fin de l’été, à présent on cède la plage à la sagesse. Dans les bois couleur de sable, au long des sentiers mal dessinés et monotones,  j’apprécie le spectacle d’une feuille folle qui nargue, tangue et bourdonne, elle se sacrifie pour former un beau tapis roux, pauvre victime d’automne ! Des vies qui s’achèvent, des centaines d’âmes aux pieds des arbres rayo...

A bord d’un tap-tap

A bord d’un tap-tap Ma plume vigousse parcourt le quartier, savoure une ristrette du dépanneur côtier, hèle sur le papier, court et prend  pause pour inspirer sa poudrerie de la vie rose. Elle scrute les gens chafouins et champanés. Si un jour l’auteur la force de témoigner ! La lumerotte du savoir drache ses contes, ses poèmes fadas que point n’enchantent.   Med A Aout 2015

Midelt, avis de recherche!

J’ai besoin d’elle. Ça me rassure de savoir qu’elle est là, elle veille sur moi comme un ange gardien. Je n’envisage pas la vie sans elle. J’éprouve pour elle une inondation de passion. Jamais je n’ai imaginé me trouver dans cet état d’âme qu’on nomme, la nostalgie. Je me suis enfui et elle s’est enfuie en me laissant une légère brise de décembre. Je cherche son froid glacial et sa fraîcheur estivale. Je cherche cette sensation étrange que je ressens en la contemplant chaque matin de ma fenêtre. Je passe des nuits à rêver de cette musique que son vent me jouait en grattant les fils électriques. Je suis le seul à comprendre les mots qu’elle me chantait avec le grincement des fenêtres. Je vis dans l’espérance de me promener, à nouveau, avec elle et en elle dans ses sentiers, ses jardins, ses champs et ses ruisseaux. Je la retrouve de temps en temps, c’est vrai qu’elle est toujours magnifique malgré quelques interventions chirurgicales, mais elle n’est plus la même. D’ailleurs comme...

Encore un hiver de passé

Encore un hiver de passé L’hiver fuit ; maintenant c’est le printemps, En ville, dans les bois, partout le beau temps. La semence accueille la saison prodige Et la  fraîcheur  de la rosée sur les tiges. Comme toujours aux pieds de ma fenêtre La pensée ailleurs, l’air effleure mon être, J’écoute les bruits de la ville, Les sons du désordre hostile. Le front collé à la vitre, J’admire le beau chapitre Des femmes qui passent jambes nues Embellis, des fleurs bien entretenues, Dans les jardins et sur des voies couvertes De plaisir, d’amour couleur d’herbe verte. L’air chasse mes rêves pour ne laisser Que le printemps et un hiver de passé. Med AAZEROU   Avril 2015

Aphorisme et haïku

Aphorisme et haïku Le milan [1] huit [2] Mars Jamais au rendez-vous, Printemps des femmes. **** * « J’ai rêvé d’un monde sans écriture et j’ai perdu la mémoire » **** * Une main sur le coup L’autre posée au bas ventre, Le violoncelle vibre. **** * « Du haut de ce cœur j’ai plongé, je flotte encore en l’attente de m’écraser un jour ! » **** * Au port de l’adieu, Les vagues remuent les navires, Je tangue par ses larmes. **** * « Si l’homme ne savait pas ce que fermer les yeux, il ne saura jamais savourer la vie. » **** * Un bouquet de fleurs Un jeune homme passe, L’amour juste en face. **** * « La vieillesse n’est que le résultat d’avoir rater le rendez-vous de la mort. » ©Med AAZEROU Mars 2015 [1] Oiseau rapace d'Europe. [2] Huir : Crier en parlant de certains oiseaux comme les faucons crécerelles et crécerellettes ou le milan

Encore en retard !

     Hier soir, Sara est rentrée de la kermesse à minuit. Elle se réveille un peu tard ce matin ; elle se presse comme un inuit canadien qui éviterait de geler. Elle s’habille à la hâte, un peu kitsch. Sans prendre le temps de savourer son petit déjeuner, ouvre la porte et s’élance dans la rue. Un cycliste arrive juste quand elle sort, elle évite le choc de justesse. Elle l’a échappé belle. C’est normal, avec cet amalgame de charme pénétrant et d’yeux bleus fichés dans un teint de porcelaine, Sara trouble son entourage, mais elle a toujours fait profil bas.      Au travail, la jeune femme se heurte aux brimades de sa directrice qui la cible sans cesse. S’elle est en retard encore, sans doute, elle sera virée. La pauvre n’a pas de chance. Elle ne sait pas ce qu’elle veut, une vie où elle a tout ou une vie où elle n’a rien. Une vie pour cueillir des bouquets de lilas sauvages ou une vie où il n’est jamais trop tard. Elle fait de son mieux, mais...

La clé rouillée

Il m’arrive parfois d’avoir pitié Du prisonnier de la cage thoracique Sous le mont chocolaté cardiotonique De la plus belle fille du quartier. Éveillé par la sonnette de charme Je recherche la clé de ce corps, Verrouillant ce cœur usé à tort, Peint d’une couleur mauve parme, J’aimerai y graver mon patronyme Sur la stèle, en caractère florissant, De cet organe fragile et languissant Blessé par tant d’amants anonymes. Je prends la clé de ce cœur docile, Rouillée par le chagrin de l’adieu, Il continue son spectacle radieux   Comme une crevette fine et gracile. ©Med AA janvier 2015                                          

Amis du blog

Il est grand temps de rédiger mes vœux pour l’arrivée de la nouvelle année ! Mais cette fois, pour changer du bon vieux « bonne année,  bonne santé », il va falloir innover. Je vous ai écrit ce petit poème qui contient vos prénoms, il vous suffit un click pour atteindre vos blogs. Bonne et heureuse année à vos tous et à ceux que je n’ai pas cité. Moi et mon amie France Sur la même interférence. Flo , Claude et Nanou Sont amis comme nous. Elisa et Solange On est tous des anges, On dépasse les frontières, Chacun à sa manière. On se comporte sans défaut Et toujours comme il faut. Sur chaque prénom un click Pour un voyage exotique.

Le selfie

         Ça fait plus de deux ans qu’il n’a pas mis les pieds ici, son visage et sillonné de fatigue et de temps, il avance d’un pas hésitant. Même si le temps a passé, il se souvient encore de ce soleil brûlant de juillet et se plonge dans des souvenirs estivaux en plein hiver.     Malgré la brume en suspension, on distingue les remparts de la ville. Sur le bastion formant une sorte de balcon, des couples assis sur les murets contemplent l'océan Atlantique se noyer doucement dans le crépuscule et les vagues acharnées se briser sur les écueils. Un endroit romantique, isolé à l’abri des regards, c’est la cible la plus convoitée de tous les amoureux. Un vrai décor de cinéma façon veille médina.     Le vent glacial apporte avec lui la vision de ce souvenir amer qu’il n’arrive plus à chasser de son esprit : l’image de cette petite fille écrasée sur les rochers. Il s’arrête net devant la porte bleue de sa maison, puis mo...

Un rendez-vous fantastique

Un rendez-vous fantastique ATTENTION..! C’est n’importe quoi…Après cette phrase, je ne suis pas responsable de votre état psychique !   Toujours au même endroit…Le café. J'y vais pour me reposer, écrire, réfléchir, échanger les idées. J’aime observer les gens et les écouter. La terrasse est l’endroit idéal pour les couples et sans doute pour moi aussi. Elle offre un tableau de la vie moderne qui m’émerveille par le charme des passants.     En entrant, ce jour là, l'atmosphère est chaleureuse. J’entends des clients parler, d'autres  sont tranquillement installés entrain de lire leur  journal. La seule table libre et à côté d’un couple un peu silencieux, je crois que c’est leur premier rendez-vous. Pour ne pas les déranger,  je m’assoie en leur tournant le dos. A ce  moment là, je sens une présence autour de moi, j’entends des voix. Oui des voix brouillées ! Des murmures incompréhensibles. J’arrive à peine à les déchiffrer. C’...

Le vieux peuplier (nouvelle)

      Le vieux peuplier       Autour de moi  la rosée matinale mouille encore l’herbe , les rayons du soleil, qui trouvent une trajectoire à travers les branches, font briller les gouttes d’eau sur les brins des plantes. Je suis allongé sur le dos, Un vieux peuplier se dresse au dessus de ma tête, un bouquet de fleurs sur ma poitrine et la photo d’une femme dans la main.     Je ne sais pas depuis combien de temps pourrais-je bien être allongé ici? Seul cet arbre sait   la réponse. Il fait bouger ses feuilles comme pour me dire quelque chose, mais il demeure sans voix. Je me fais tâter le visage plusieurs fois pour me convaincre que je ne rêve pas. Je crois qu’hier je suis sorti faire un tour, j’ai la fâcheuse habitude de regarder les étoiles. Ne serais-je pas revenu?    Et la femme sur la photo, qui est-elle ? Elle était vêtue d’une jupe moulante rose, un chemisier blanc entre-ouvert laissant voir la naissance...

Isabelle

Isabelle L ’amour que ton grand cœur réclame A insi que la vénération pour ton âme, N ’importe qui  est obligé de les donner A vec révérence  pour être pardonné. T u souffre mon ange, mais tu pèses de l’or ; U ne goutte de toi fait exhaler le petrichor. R ien qu’en lisant les premières lettres, E t vous saurez mon Isabelle peut être. Med AAZEROU

Hommage à tous les peuples qui souffrent de la guerre.

"Quand nous nous verrons?" Me dis-tu. -  Après un an et une guerre.Répondis-je. -  Et quand se termine la guerre? - Le jour où nous nous rencontrerons."                                                                                                          Mahmoud Darwich * * Mahmoud Darwich (en arabe :  محمود درويش ), né le 13 mars 1941 à Al-Birwah (Palestine sous mandat britannique) et mort le 9 août 2008 à Houston (Texas, États-Unis), est une des fi...

Moi c'est toi

  C’est comme une seule lettre Un mot, une phrase peut être. C’est le début du printemps, Ou le retour du beau temps. Le ciel sans nuages, Et l'amour du partage. Moi c’est toi, Toi c’est moi, Enfin c’est nous. On est ici et partout, Et c’est déjà beaucoup.

Fou ce monde, il est fou

La liberté et l’incapacité, L’égalité dans l’inégalité, Partout, une réalité  directe. Pur hasard ou mal chance ? On profite de la dernière danse : Politiquement correcte. Fraternité et lois du marcher Libre échange de l’argent caché, Démocratie de la priorité, Justice de l’inégalité. C’est fou ce monde, il est fou. Ne cherchez pas ! Il rend fou. Vivez au jour le jour, La vie est un court séjour. Copyright © Med AAZEROU  09/05/2014